17/08/2009

La Porsche Panamera est là

Essai Porsche Panamera : Timide émancipation

A trop singer la 911, la première berline Porsche de l'histoire n'a pas, au final, l'élégance racée d'une Maserati Quattroporte. Mais l'allemande n'en a cure : on a certes déjà vu des salons roulants plus confortables, mais aucun ne s'est jamais révélé aussi redoutable sur la route que cette Panamera.

 

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Parfaitement calé dans mon baquet, j'étends les jambes, tout en réglant la climatisation aux petits oignons. Je suis bien... à l'arrière de cette Panamera. Elle a beau être large (1,93 m), il y a néanmoins beaucoup moins d'espace aux épaules que dans une Mercedes Classe S (133 cm contre 148), mais comme la Porsche n'offre que deux places, ce n'est pas gênant. L'encombrement des sièges avant, monocoques, l'est davantage, car il faut se tortiller pour apercevoir la route. N'empêche, ces places sont enviables : les bruits sont magnifiquement filtrés tandis que le confort de roulement séduit, tant que la route n'est pas trop dégradée, avec le mode le plus doux de la suspension pilotée (option). En plus, on est aux premières loges quand le conducteur appuie sur la touche "échappement", qui, grâce à une valve, libère (trop peu à mon goût) le timbre du V8. Quelques "broaa, broaa" plus tard, on n'a qu'une envie, déloger le chauffeur et prendre sa place !

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Clé à gauche du volant, gros compte-tours au centre, sans oublier le chrono qui trône au sommet de la planche de bord (option), aucun doute, on est dans une Porsche. La colossale console, qui entoure le levier de vitesse et traverse l'habitacle dans sa longueur, manque d'élégance, mais avec son concept "une fonction, une touche", l'ergonomie enchante. On n'en dira pas autant des commandes de la boîte PDK à double embrayage ("" inversés sur le levier et palettes peu pratiques sur les branches du volant). Dommage, car cette transmission, la seule disponible sur la Panamera 4S, n'est pas seulement une bonne boîte automatique agréable en ville, c'est aussi une alliée de choix pour s'encanailler au volant.


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Une fois installé, on oublie l'encombrement (4,97 m, c'est long) et les 1.860 kg annoncés pour se concentrer sur la conduite. En vrai pousse-au-crime, le V8 de 4,8 l, aussi puissant que velouté, entraine la Panamera avec tant de facilité qu'il est heureux, pour la santé de mon permis, que nous soyons en Allemagne. Sûre, cette Porsche à moteur avant s'avère d'une stabilité hors pair à très haute vitesse, là où une 911 demande de la concentration. Les courbes s'enchainent à des allure inouïes alors que, coude à la portière, je devise sereinement avec des convives qui profitent chacun d'un excellent maintien latéral. En option, les freins céramique-composite assurent des freinages puissants en toute décontraction.

 

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Sur une simple route cette berline démontre aussi un talent hors normes. Au-delà de l'efficacité, forcément limitée par le gabarit et la tolérance de vos passagers, la facilité de conduite bluffe. D'une motricité impeccable - merci les quatre roues motrices - cette Porsche fait preuve d'une adhérence respectable et de réactions progressives. Bref, la Panamera est une vraie Porsche. Et s'il reste élitiste, son tarif n'est pas si éloigné de celui d'une BMW 750i et plus raisonnable que celui d'une "petite" 911 Carrera 4S PDK. De quoi mieux faire passer la pilule d'une grosse silhouette calquée sur l'encombrante icône 911 .

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http://flash.porsche.com/microsite/panamera/flash/default...

 

pour le prix compter environ 96 000€

20:01 Écrit par Vianney dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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